Quelques chiffres

 

Avant les années 80 et donc avant l’essor des activités de la mer, on ne retrouve que peu de traces de tels accidents (seuls 5 cas sont confirmés avec certitude). Depuis, le nombre des attaques de requins à l'Ile de La Réunion se porte à 23 (soit plus d'un accident par an ).

Chiffres actualisés à nos jours et établis à partir de la série réunionnaise

LES ACTIVITES DES VICTIMES

·        Des surfeurs et véliplanchistes dans 39% des cas ;

·        des baigneurs, nageurs pmt. (palmes, masque, tuba), pêcheurs à pieds, embarqués, tombés à l'eau... dans 30% des cas ;

·        des pêcheurs sous-marins 22% ;

·        des plongeurs avec bouteilles 9%.

Chiffres actualisés à nos jours et établis à partir de la série réunionnaise

  

LES FACTEURS DE RISQUE DES ATTAQUES

 

·        Le type d'activité de la victime (mentionné précédemment) ;

·        La localisation et l'isolement : les victimes sont toujours seules dans l'eau (ou au mieux accompagnées d'une seule personne dans un rayon de 20m), essentiellement dans des zones peu fréquentées, la profondeur moyenne du site d'attaque est de 4,5m et la distance moyenne de la côte est de 35m. ;

·        La proximité d'une embouchure, d'un port, d'une décharge publique (61% des attaques). Certaines espèces de requins très dangereuses (requin bouledogue, requin tigre) fréquentent tout particulièrement les estuaires et les eaux sales ou ils peuvent se nourrir de charognes de toutes sortes ;

·        L’horaire de survenue : puisqu'il existe un pic de fréquence en fin d’après-midi avec 57% des attaques survenues après 16H.. La plupart des squales ont une activité prédatrice prédominante la nuit, hormis le requin blanc qui présente aussi une activité diurne de par son plus grand nombre de cônes rétiniens et dont l'habitat de prédilection se situe plutôt en eaux tempérées ou froides ;

·        La turbidité de l'eau : 78% des attaques à La Réunion se sont déroulées en eau trouble. Plus la visibilité est faible, plus le risque de confusion alimentaire pour l’animal est important. La turbidité de l’eau peut être due parfois à de l’eau douce, provenant des rivières et des ravines, chargées en déchets organiques après de fortes pluies.

Chiffres actualisés à nos jours et établis à partir de la série réunionnaise

 

FREQUENCE

 

Si l'on rapporte le nombre d'accidents de la série réunionnaise au nombre d'habitants de La Réunion, en comparaison aux séries étrangères pour une période identique(1990-2000), on s’aperçoit que, hormis à Hawaï, c’est à La Réunion que le risque est le plus important. En effet, en terme d’accident/habitants le risque est égal à la Floride (mais où la mortalité est 58 fois moins importante), et 8 à 10 fois plus élevé qu'en Australie et en Afrique du Sud. Seul Hawaï connait un risque 2 fois plus grand que La Réunion.

 

Zones géographiques (La Réunion et les 4 zones les plus touchées)

Réunion

Hawai

Australie

Afrique du Sud

Floride

Nombre d’attaques

(pour la période : 1990-2000)*

12

35

36

69

220

Population actuelle**

706000

1108229

18300000

42400000

12937900

Nombre d’attaques pour 100000 habitants

1,7

3,2

0,2

0,16

1,7

.(*) : chiffres fournis par l’ISAF, International Shark Attack File, 2000.

(**) : chiffres fournis par Le Petit Larousse 2001.

Rq : Il convient de relativiser ces comparaisons du fait de la probable différence de définition de « l’attaque de requin » dans les pays concernés. En Australie et en Floride, par exemple, un nombre élevé de cas, ne correspondant pas à la définition réunionnaise, est néanmoins relevé (attaques sans blessure ni détérioration matérielle, morsures lors du nourrissage en aquarium,…).

 

MORTALITE

 

La mortalité pour la dernière décennie(1990-2000) dans la série réunionnaise est de 58%, chiffre largement supérieur à la mortalité moyenne mondiale(13,2%) et très éloigné de certaines séries étrangères comme l’Australie, les USA(Californie, Floride et Hawai) ou encore l’Afrique du Sud, pourtant parmi les pays les plus touchés.

 

 

Monde

Réunion

Hawai

Australie

Afrique du Sud

Californie

Floride

Mortalité

13,2%

58%

34%

30%

12%

6%

1,7%

(Selon les chiffres fournis par l’ISAF : International Shark Attack File)

 

Cette fréquence et cette mortalité anormalement élevées peuvent être diminuées par la mise en oeuvre de différentes mesures de préventions primaire et secondaire comme cela a été fait avec succès depuis plusieurs années dans les autres pays à risques (Australie, Afrique du Sud, USA,..).Avant les années 80 et donc avant l’essor des activités de la mer, on ne retrouve que peu de traces de tels accidents (seuls 5 cas sont confirmés avec certitude). Depuis, le nombre des attaques de requins à l'Ile de La Réunion se porte à 23 (soit plus d'un accident par an )